FR :Cette demeure de charme propose un environnement exceptionnel : les vestiges d’une forteresse féodale et d’un pont-galerie renaissance, témoignent d’un riche passé historique lovés dans un cadre unique de nature préservée de 70 hectares. Les 29 chambres et suites toutes situées dans le château du 17ème siècle, disposent chacune d’un univers propre et d’une atmosphère personnalisée. Le restaurant, et sa terrasse en été, composé de plusieurs salons offre un cadre intime : peintures sur le thème des fables de Jean de Lafontaine, boiseries chaleureuses, feu de cheminée en hiver…Venez découvrir la cuisine reconnue comme « table remarquable » du talentueux chef Dominique Quay qui met sa créativité au service des clients gourmands et curieux. et découvrir la superbe carte des vins et en particulier des champagnes. Idéalement situé à une heure de Paris, aux portes de la champagne, offrez vous une échappatoire à la tension des grandes villes, dans un écrin de verdure au charme intemporel.
histoire
A 110 km de Paris, sur la route des sacres, vous découvrez Fère-en- Tardenois, cette petite bourgade blottie dans son écrin de verdure. C’est en 1206 que le Château, situé à trois kms du village, fut construit par le Comte Robert de Dreux, petit-fils de Louis VI, roi de France. Les Maîtres de Fère se succèdent dans l’enceinte du château fort, laissant parfois l’empreinte de leur passage. C’est le Duc de Bretagne, Jean I, qui devait achever les travaux commencés par Robert de Dreux. Echangé par un des descendants, Guy de Lésignan à Gauthier de Chatillon, qui devint Connétable de France, le château est vendu par ce dernier à Louis d’Orléans. Charles d’Orléans succède à son père et, pendants garde la longue captivité du prince en Angleterre, son maître d’hôtel, Alardin de Monzay garde Fère contre les Anglais. Le récit de la résistance de ce guerrier forme une des plus belles pages de l’histoire de Fère. Après s’être emparé de Compiègne et avoir tenu en échec pendant plusieurs semaines les Anglais, il doit regagner Fère. Grâce à Alardin de Monzay, Fère fut l’un des seuls bastions à résister à l’ennemi. C’est pour régler le montant de la rançon de son seigneur que la forteresse passe aux Comtes d’Angoulême. Par la suite Louise de Savoie, mère de François I, l’offre en cadeau de noces au Connétable Anne de Montmorency. Vers 1539, le Connétable transforme la forteresse en château de plaisance et jette sur le fossé en 1560, un viaduc de pur style Renaissance, en remplacement du pont médiéval. Son fils Henri I prend le titre de Baron de Fère-en-Tardenois. A la mort de Henri II de Montmorency, décapité à Toulouse en 1632, le château est confisqué par Louis XIII au profit de Henri II de Bourbon, prince de Condé, son beau-père. Rendu peu après à Charlotte de Montmorency, femme du Prince de Condé, il passe à la branche cadette des Condés, puis au père de Philippe- Egalité. C’est en 1779 que ce dernier le fit démanteler pour en vendre le mobilier et les matériaux. Le château tel qu’il avait été édifié à partir de 1206 se composait d’une enceinte polygonale flanquée de sept grosses tours rondes qui ont la particularité d’offrir à leur base extérieure de véritables roues d’engrenage ayant pour but de faire ricocher les boulets des assiégeants. Ce château fut construit sur la pente légère d’un terrain surélevé. Coupant la pente nous découvrons un énorme fossé ovale de vingt mètres de profondeur et étouré d’une contreescarpe. Le tout étant entièrement revêtu de pierres, et entouré d’un chemin de ronde (boulevard) défendu par une série d’échauguettes (guérites de pierre placées au sommet des tours). Les travaux de reconstruction entrepris par Anne de Montmorency en 1533 commencent par la démolition du château à l’exception des septs tours et de la porte d’entrée. Il charge Jean Bullant, le maître d’oeuvre de l’époque de jeter un viaduc sur le fossé. Ce viaduc supporté par cinq arcades en plein cintre repose sur des piliers rectangulaires. Les alérions de Montmorency se détachent sur des écus soutenus par des génies encore visibles. Au-dessus s’élevait une galerie à deux étages. Seule la galerie inférieure donnait accès au château et ne permettait que le passage des piétons. Eclairée par vingt-huit petites ouvertures carrées, elle était séparée par un plancher de la galerie haute qui est en ruines mais dont les quatorze baies rectangulaires émergent de la charpente. Cette galerie semble avoir été une salle de jeu. L’inventaire de 1563 a révélé l’existencce d’un jeu de gallet et d’un jeu de trou-Madame. Carrelée de grandes pierres blanches, elle contient un “gobelet du roy” (un bar).. En tête du pont une porte monumentale datée de 1539 est flanquée de quatre colonnes avec entablement à fronton. C’est une oeuvre de la Renaissance sans une pierre de restauration. Jean Goujon en est le maître. Celle-ci est classée monument historique. La basse-cour, qui se trouvait sur le plateau et dont les bâtiments reconstruits au XVIème siècle à l’exception de la tour, furent aménagés en ch teau moderne vers 1863 est convertie en Hostellerie. Celle-ci fut un des premiers châteaux ayant été transformé en hotel (1956).